Je suis une lettrée, oui, d'accord, je l'admet, je suis nulle en orthographe. C'est ce qui arrive quand on fait plus de la moitié de ses études supérieures dans une école anglophone. Par contre, et malgré cela je suis une lettrée, une intellectuelle. J'apprends dans les livres.
J'ai maintenant 29 ans, et depuis 1 an, je me dis que lorsqu'un livre sur la grossesse me sautera littéralement au visage, ce sera le temps, faudra que je le lise.
Bêtement, il y a une semaine, un volume énorme me sauta en plein visage chez mon fournisseur de livre habituel. Votre grossesse au fil des jours, ou de quoi dans le genre. Je ne suis pas enceinte, mais je me suis empressée de l'acheter, sous l'œil inquisiteur de mon fournisseur qui me connait depuis l'âge ingrat de 14 ans. Après l'avoir rassuré d'un sourire à la ce-n'est-pas-pour-moi, je suis sortie, le fameux manuel sur la grossesse bien camouflé entre deux romans très "girly" ça passait mieux.
Je suis donc rentrée chez moi, et j'ai placé le fameux livre dans un tiroir ou personne ne va. On aurait dit que je voulais le cacher et que j'espérais qu'une autre personne que moi le trouverait. Ça aurait peut-être ouvert une discussion, une discussion qui finit normalement avec un feeling désapprobateur, qui me mets en gros-souligné-italique que je suis "pas normale".
J'espérais aussi bêtement, qu'en lisant ce livre, j'allais tout comprendre, tout assimiler et que bang crash boom bam, j'allais illico avoir des envies de bébés sans équivoque.
C'est vrai, j'apprends tout dans les livres ... alors pourquoi pas ça?
Ça n'a pas marché.
Il est présentement 12h30, je ne dors toujours pas.
J'ai la tête plein de questions, mais principalement une seule revient en boucle.
Pourquoi moi?
Bon, soyons plus précis et ne faisons pas dans la victime de bas étage.
Pourquoi pas moi?
En fait, pourquoi toutes les femmes autour de moi ont des envies déchirantes, pressantes, étouffantes de maternité à ne plus savoir quoi en faire alors que moi ... rien.
Si bien sûr, un petit sourire timide lorsqu'un poupon me regarde à l'épicerie. Une petite joie quand je berce le fils de ma meilleure amie, mais pourquoi moi j'ai pas ces envies de maternité à tout prix? Pourquoi je n'ai pas envie de faire de l'aquaforme avec un paquet de mères qui savent déjà à quel mois leurs progénitures va percer sa première dent? Pourquoi je ne frémis aucunement à l'idée d'avoir le sentiment ultime de sentir la vie dans mon bedon? Pourquoi un bébé de moi et de lui, le summum de la vie à deux, ça me dit fichtrement rien? En fait, un bébé c'est un bébé, de lui, de moi, d'eux, qu'est-ce que ça changerait ... Ouais bon ça c'est un autre chapitre on y reviendra.
Suis-je donc insensible?
Sans coeur?
Égoïste?
Suis-je normale?
Dans notre monde où la femme doit, allaiter tout en ayant des seins d'enfer, enfanter tout en gardant son job de PDG, materner tout en ayant une promotion, il est très difficile de se sentir aussi peu femme.
Ouais, parce que vous savez la seule façon d'être femme c'est d'enfanter ... du moins, c'est ce qu'on essaie de me faire croire.
Bref, les livres ça n'a pas marché.
Les questionnements n'ont pas mené à rien.
Je vais blogger, jusqu'à ce que j'aie ma réponse.
Tenir un journal sur cette ultime préoccupation, et peut-être sur les autres qui viennent au passage m'aidera à y voir enfin plus clair.
Qui sait, je serai peut-être lue ...
J'ai maintenant 29 ans, et depuis 1 an, je me dis que lorsqu'un livre sur la grossesse me sautera littéralement au visage, ce sera le temps, faudra que je le lise.
Bêtement, il y a une semaine, un volume énorme me sauta en plein visage chez mon fournisseur de livre habituel. Votre grossesse au fil des jours, ou de quoi dans le genre. Je ne suis pas enceinte, mais je me suis empressée de l'acheter, sous l'œil inquisiteur de mon fournisseur qui me connait depuis l'âge ingrat de 14 ans. Après l'avoir rassuré d'un sourire à la ce-n'est-pas-pour-moi, je suis sortie, le fameux manuel sur la grossesse bien camouflé entre deux romans très "girly" ça passait mieux.
Je suis donc rentrée chez moi, et j'ai placé le fameux livre dans un tiroir ou personne ne va. On aurait dit que je voulais le cacher et que j'espérais qu'une autre personne que moi le trouverait. Ça aurait peut-être ouvert une discussion, une discussion qui finit normalement avec un feeling désapprobateur, qui me mets en gros-souligné-italique que je suis "pas normale".
J'espérais aussi bêtement, qu'en lisant ce livre, j'allais tout comprendre, tout assimiler et que bang crash boom bam, j'allais illico avoir des envies de bébés sans équivoque.
C'est vrai, j'apprends tout dans les livres ... alors pourquoi pas ça?
Ça n'a pas marché.
Il est présentement 12h30, je ne dors toujours pas.
J'ai la tête plein de questions, mais principalement une seule revient en boucle.
Pourquoi moi?
Bon, soyons plus précis et ne faisons pas dans la victime de bas étage.
Pourquoi pas moi?
En fait, pourquoi toutes les femmes autour de moi ont des envies déchirantes, pressantes, étouffantes de maternité à ne plus savoir quoi en faire alors que moi ... rien.
Si bien sûr, un petit sourire timide lorsqu'un poupon me regarde à l'épicerie. Une petite joie quand je berce le fils de ma meilleure amie, mais pourquoi moi j'ai pas ces envies de maternité à tout prix? Pourquoi je n'ai pas envie de faire de l'aquaforme avec un paquet de mères qui savent déjà à quel mois leurs progénitures va percer sa première dent? Pourquoi je ne frémis aucunement à l'idée d'avoir le sentiment ultime de sentir la vie dans mon bedon? Pourquoi un bébé de moi et de lui, le summum de la vie à deux, ça me dit fichtrement rien? En fait, un bébé c'est un bébé, de lui, de moi, d'eux, qu'est-ce que ça changerait ... Ouais bon ça c'est un autre chapitre on y reviendra.
Suis-je donc insensible?
Sans coeur?
Égoïste?
Suis-je normale?
Dans notre monde où la femme doit, allaiter tout en ayant des seins d'enfer, enfanter tout en gardant son job de PDG, materner tout en ayant une promotion, il est très difficile de se sentir aussi peu femme.
Ouais, parce que vous savez la seule façon d'être femme c'est d'enfanter ... du moins, c'est ce qu'on essaie de me faire croire.
Bref, les livres ça n'a pas marché.
Les questionnements n'ont pas mené à rien.
Je vais blogger, jusqu'à ce que j'aie ma réponse.
Tenir un journal sur cette ultime préoccupation, et peut-être sur les autres qui viennent au passage m'aidera à y voir enfin plus clair.
Qui sait, je serai peut-être lue ...
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